Edito
Nos initiatives étaient opportunes !
Le score de nos initiatives a été sans appel, 78 et 77%. Si l'on
pouvait s'attendre à une défaite des deux textes, l'ampleur du
résultat surprend, surtout celle du service civil volontaire pour la paix.
Les citoyennes et citoyens n'ont visiblement pas vu la portée de ce
texte, qui pouvait rassembler un front assez large, au-delà du clivage
gauche-droite et partisans-adversaires de l'armée.
Les donneurs de leçon s'en sont donné à cur-joie, les uns
de prévoir la mort du GSsA, les autres de dire qu'il aurait fallu retirer
les textes etc. Presque tous ont basé leurs commentaires en comparant
le résultat du 2 décembre avec celui de la première initiative de
1989. Cette comparaison n'a pas de sens. En 1989, il s'agissait de
soutenir une proposition utopique et provocatrice qui permettait de donner
un coup de pied à une institution sacrée de l'identité traditionnelle de
la Suisse. Depuis, la participation occidentale aux guerres "justes"
et "humanitaires" ont redonné une nouvelle légitimité de façade aux
armées et à la "gestion militaire des conflits".
Quelques semaines après les terribles attentats du 11 septembre,
ce sont environ 400'000 citoyennes et citoyens qui ont jugé que les
solutions ne répondait pas aux menaces d'aujourd'hui. L'armée ne
peut combattre le terrorisme, elle ne peut arrêter des attaques de
missiles, ni des armes chimiques, ni même des enveloppes à l'anthrax. Le
service civil volontaire pour la paix, malgré ses limites, allait
davantage dans le sens de combattre les causes du terrorisme: misère,
manque de soins et d'éducation, manque de démocratie etc. qu'une
armée, qu'elle protège le réduit national ou participe aux opérations
internationales de maintien de la «paix».
Alors, quel avenir pour le GSsA? Nous avons pris une part
active dans les mobilisations antiguerre de l'automne et de l'hiver.
Plusieurs manifs et plusieurs conférences ont été organisées. La guerre est
loin d'être finie, elle pourrait, selon le vice-président états-unien
Richard Cheney, durer bien après notre mort. S'opposer à la logique des
guerres est un combat de tous les instants!
Le GSsA organise plusieurs rencontres de discussion pour
réfléchir à son avenir (voir agenda p. 26). Elles sont ouvertes à toutes et à
tous. D'autres mobilisations contre la guerre auront certainement lieu,
suivant les événements et le cours de la guerre.
Alors, rendez-vous lors des prochaines mobilisations!
La rédaction
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