Les Ambiances politiques des années 1980 à 2004
 

L'acte de terrorisme qui a fait soudainement irruption le 11 sept 2001 dans notre quotidien déjà très malmené et qui a infligé un grave traumatisme aux américains, ne fait que d'accentuer le constat que le terrorisme nous accompagne intrinsèquement et sans relâches depuis les années 1970. Il s'est développé à partir du désespoir de quelques rêveurs déçus de '68 dont les blessures et les rages face au pouvoir néolibéral hautain, ont nourri les justifications de prendre les armes contre les puissances économiques hégémoniques. La guerre contre le terrorisme a déjà commencé il y a longtemps : c'était à Munich en 1972 contre des palestiniens luttant pour leur terre confisquée. Passons en revue la Situation Politique des années '80 aux années 2000 :

Les années 1980 fut principalement dominées par :

Ce fut aussi des années de terrorisme et de d’insécurité :

L'année 1986 fut très événementiel, des faits très symboliques ayant changé la face du monde ont fait l'actualité et qui ont mis en avant l'importance des médias électroniques dans nos vies :

L’année 1989 était l'année du réveil des peuples :

Mais ce fut aussi une année sombre :

Les années '85 à '90 fut celle de l'irruption des jeunes dans la politique économique et sécuritaire des grandes nations surdéveloppées du monde (le G-5 à l'époque) et ces attaques des symboles du pouvoir marquaient et concrétisaient les idées antimilitaristes et ont beaucoup fait pour l'avancement d'une vraie paix citoyenne. Ces initiatives étaient portées par les jeunes qui ont manifesté en masse et tous ces citoyens jeunes ont ainsi fait l'apprentissage de la politique de contestation et de rupture.

En 11 nov. 1989 ce fut les événements de la chute du mur de Berlin, l'aboutissement d'une décennie où les idées pacifistes ont prévalu et les droits de l'homme sont devenu un fait acquis et se sont inscrites dans la réalité quotidienne. L'antimilitarisme se trouvait à son apogée, la puissance militaire était battue en brèche par les citoyens qui voyaient mal la domination de l'esprit militaire dans les têtes dirigeantes.

Ce fut trop pour George Bush (père), et par une maestria d'activisme, où par service secret interposé, l'Iraq était convaincu de son bon droit de reprendre le Koweït. L'ayant fait, sans ouvrir le feu d'ailleurs, les militaires sous la botte des américains ont utilisé le prétexte de cet incident pour déclencher leur "tempête du désert" et ont écrabouillé les Irakiens sous des tapis de bombes, justifiant en même temps la nécessité de maintenir des armées fortes, bien équipées et toutes puissantes et ayant trouvé l'ennemi à abattre - nommément, l'affreux Saddam, les méchants terroristes, les terribles casseurs, etc. !

Rien n'a vraiment changer, malgré 30 ans de guerre acharnée contre le terrorisme, celui-ci continue à sévir avec une énergie décuplée, démontrant à l'envie l'incapacité des énormes moyens militaires et policiers consacrés à cette lutte pour venir à bout de ce problème résultant d'une mentalité manichéenne (dieu-diable, bien-mal) et issu de peurs refoulées au plus profond de nos inconsciences, d'ambitions démesurées, de sentiments de supériorité arrogants et de suffisances bornées.

Non finalement, il y a une chose qui a changé : les services secrets, les armées et les multiples forces de police de toutes les nations dites civilisées, liées par une énorme connivence contrainte, oeuvrent dans la quasi - clandestinité pour casser, par la force et avec violence s'il le faut, tous les agissements qui de près ou de loin, se rapportent au terrorisme et ils justifient leurs interventions ressenties comme souhaitables et même défendables militairement contre les opposants au système économique capitaliste parce qu'ils contesteraient la domination du seul "way of life" américain et le mettraient en question.

 

La militarisation de la planète n'a rien à voir avec la vraie solidarité !

 

 

Devons-nous juste baster devant ce système, l'accepter, s'y adapter quitte d'en crever peut-être? Non merci, peu pour nous. Laissez-nous nos illusions, elles sont toujours plus valables que ces aberrations qu'on nous sert au nom de la réalité pragmatique et économique.

Et nous ne voulons pas être assimilés aux "conservateurs néo-libéraux répressifs qui abusent" mais aux révoltés de très longue date qui luttent contre les injustices qui nous sont faites et qui se perpétuent encore plus fort de nos jours.