Les Ambiances politiques des a
L'acte de
terrorisme qui a fait soudainement irruption le 11 sept 2001 dans notre
quotidien déjà très malmené et qui a infligé un grave traumatisme aux
américains, ne fait que d'accentuer le constat que le terrorisme nous
accompagne intrinsèquement et sans relâches depuis les années 1970. Il s'est
développé à partir du désespoir de quelques rêveurs déçus de '68 dont les
blessures et les rages face au pouvoir néolibéral hautain, ont nourri les
justifications de prendre les armes contre les puissances économiques
hégémoniques. La guerre contre le terrorisme a déjà commencé il y a longtemps :
c'était à Munich en 1972 contre des palestiniens luttant pour leur terre
confisquée. Passons en revue la Situation Politique des années '80 aux années 2000 :
Les années 1980 fut
principalement dominées par :
Ce fut aussi des
années de terrorisme et de d’insécurité :
L'année 1986 fut très
événementiel, des faits très symboliques ayant changé la face du monde ont fait
l'actualité et qui ont mis en avant l'importance des médias électroniques dans
nos vies :
L’année 1989 était l'année du réveil des peuples :
Mais
ce fut aussi une année sombre :
Les années '85 à '90 fut celle de
l'irruption des jeunes dans la politique économique et sécuritaire des grandes
nations surdéveloppées du monde (le G-5 à l'époque) et ces attaques des
symboles du pouvoir marquaient et concrétisaient les idées antimilitaristes et
ont beaucoup fait pour l'avancement d'une vraie paix citoyenne. Ces initiatives étaient
portées par les jeunes qui ont manifesté en masse et tous ces citoyens jeunes
ont ainsi fait l'apprentissage de la politique de contestation et de rupture.
En 11 nov. 1989 ce fut les événements de la chute du mur de Berlin,
l'aboutissement d'une décennie où les idées pacifistes ont prévalu et
les droits de l'homme sont devenu un fait acquis et se sont inscrites dans la réalité
quotidienne. L'antimilitarisme se trouvait à son apogée, la puissance militaire était battue en
brèche par les citoyens qui voyaient mal la domination de l'esprit militaire dans les têtes
dirigeantes.
Ce fut trop pour George Bush (père), et par une maestria d'activisme, où par
service secret interposé, l'Iraq était convaincu de son bon droit de reprendre
le Koweït. L'ayant fait, sans ouvrir le feu d'ailleurs, les militaires sous la
botte des américains ont utilisé le prétexte de cet incident pour déclencher
leur "tempête du désert" et ont écrabouillé les Irakiens sous des tapis
de bombes, justifiant en même temps la nécessité de maintenir des armées
fortes, bien équipées et toutes puissantes et ayant trouvé l'ennemi à abattre - nommément,
l'affreux Saddam, les méchants terroristes, les terribles casseurs, etc. !
Rien n'a vraiment changer, malgré 30 ans de guerre acharnée contre le
terrorisme, celui-ci continue à sévir avec une énergie décuplée, démontrant à
l'envie l'incapacité des énormes moyens militaires et policiers consacrés à
cette lutte pour venir à bout de ce problème résultant d'une mentalité manichéenne (dieu-diable, bien-mal)
et issu de peurs refoulées au plus profond de nos inconsciences, d'ambitions
démesurées, de sentiments de supériorité arrogants et de suffisances bornées.
Non finalement, il y a une chose qui a changé : les services secrets, les
armées et les multiples forces de police de toutes les nations dites
civilisées, liées par une énorme connivence contrainte,
oeuvrent dans la quasi - clandestinité pour casser, par la force et avec
violence s'il le faut, tous les agissements qui de près ou de loin, se
rapportent au terrorisme et ils justifient leurs interventions ressenties comme
souhaitables et même défendables militairement contre les opposants au système
économique capitaliste parce qu'ils contesteraient la domination du seul
"way of life" américain et le mettraient en question.
La militarisation de la
planète n'a rien à voir avec la vraie solidarité !
Devons-nous juste baster devant ce système, l'accepter, s'y
adapter quitte d'en crever peut-être? Non merci, peu pour nous. Laissez-nous
nos illusions, elles sont toujours plus valables que ces aberrations qu'on nous
sert au nom de la réalité pragmatique et économique.
Et nous ne voulons pas être assimilés aux "conservateurs néo-libéraux
répressifs qui abusent" mais aux révoltés de très longue date qui luttent
contre les injustices qui nous sont faites et qui se perpétuent encore plus
fort de nos jours.